Comportement du chien : 4 idées reçues

Dans cet article nous allons présenter 4 idées reçues sur le comportement du chien : Le marquage urinaire, la culpabilité chez le chien, l’exigence des maitres, la place à prendre envers son chien.

Chien à la plage

1 – le marquage urinaire :

Le marquage urinaire est un comportement canin qui consiste à déposer quelques gouttes d’urine très régulièrement sur des supports différents. Les mâles ont une plus grande tendance à effectuer ce comportement que les femelles. Lorsque le chien urine à de nombreux endroits, on entend souvent dire qu’il marque son territoire. Cependant, bien qu’il n’existe pas encore d’étude ayant élucidé les raisons du marquage urinaire, nous savons que le chien n’est pas un animal territorial à proprement parler. Son marquage lui sert davantage à :

  • Signaler son passage : Il laisse un message à ses congénères pour indiquer qu’il est passé par là.
  • Se rassurer : Les chiens qui manquent d’assurances ont tendance à marquer plus facilement.
  • Se reproduire : Le marquage urinaire est utilisé pour donner des informations biologiques comme son âge, son sexe, ou encore son état de fertilité. Cela explique pourquoi un chien castré marque moins ; il n’est plus à la recherche de partenaire sexuel.

Idées reçues chez le chien : Le marquage urinaire

2 – La culpabilité chez le chien :

De nombreux propriétaires de chien affirment que leur compagnon sait quand il a fait une bêtise, ils pensent même qu’il ressent de la culpabilité. Or, certaines expériences prouvent le contraire. Mr Vollmer a fait l’expérience avec un chien qui avait l’habitude de déchiqueter du papier et qui était souvent réprimandé pour cette bêtise. Le propriétaire a déposé du papier émietté et a quitté la maison. À son retour, le chien a montré un regard « coupable » alors qu’il n’était pas responsable de méfait. On peut donc en déduire qu’il a appris que si du papier déchiqueté trainait au sol, il serait disputé. En revanche, il n’a pas fait le lien entre son action ( : déchiqueter le papier) et la conséquence ( : se faire gronder).

Une expérience similaire a été réalisée avec un chien qui faisait pipi à la maison. Le maitre a renversé de l’eau au sol avant de partir. Comme dans la situation précédente, en rentrant, son chien avait un regard « coupable ». Le chien n’a donc pas compris que c’était l’action d’uriner qui provoquait les réprimandes mais plutôt la présence d’une flaque au sol lors du retour de son maitre.

Le regard « coupable » peut donc être interprété comme un signal d’apaisement visant à désamorcer une situation stressante et calmer l’agacement de son maitre.

Chien qui culpabilise

©Svetlana-Zayats

3 – L’exigence des maitres envers leur chien :

Certains maitres ont dès le départ une forte exigence envers leur chien ou leur chiot. Ils veulent, par exemple, que leur chien/ chiot revienne à la seconde même où ils l’ont appelé. Le chiot doit également obéir sans jamais rechigner, et bien entendu, il ne doit jamais faire de bêtise. Alors qu’en réalité, la vie avec un chien demande de la patience et du temps pour lui apprendre les bons comportements. Si les maitres veulent avoir un chien bien éduqué tout en le respectant, il va leur falloir agir en fonction du tempérament de leur chien et des situations qui se présentent. Ils devront se remettre en question afin de trouver ou de retrouver l’harmonie dans la relation. Un chien a besoin d’un maître sûr de lui, en qui il aura confiance et qui le sécurisera. De plus, les chiens font beaucoup d’efforts envers l’humain pour le comprendre. En retour, il est de notre devoir d’en faire autant envers eux.

Chien à l'écoute

©Oksana-Kuzmina

4 – La place à prendre envers son chien :

Lorsqu’on évoque le comportement du chien, on parle encore trop souvent d’être le dominant vis-à-vis de lui. Cette façon de penser étant complètement obsolète et dépassée, il est préférable de voir la relation, chien/humain, comme celle d’un parent avec son enfant. De la même manière que pour un enfant, nous élevons, éduquons, protégeons et prenons soin de nos chiens. D’ailleurs, le maître d’un chiot de 2-3 mois devient sa deuxième figure d’attachement, la première figure d’attachement étant sa maman. Il est donc nécessaire d’apprendre le détachement à son chiot, en lui enseignant la solitude par exemple. Bien entendu, un chiot ne doit pas être infantilisé. Les besoins d’un enfant et d’un chien ne sont pas identiques en tout point, et pour le bien-être du chien, il convient de combler les besoins qui sont propres à son espèce.

Chien WOuf WOuf

©evrmmnt.

Écrit par Romy Crétiaux- Éducatrice-comportementaliste canin chez L’Essentiel canin.

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