Mort de son chien : comment surmonter l’épreuve ?

La mort de son chien est généralement vécue comme la perte d’un être cher. Et souvent même, comme celle d’un membre à part entière de la famille, notamment pour les plus jeunes. Nous sommes donc confrontés au même processus de deuil que pour celui d’un être humain. Et comme pour un humain, nous avons également des obligations administratives et sanitaires à remplir aux yeux de la Loi (Article du Code rural).

Mort de son chien : surmonter le chagrin

Vous vous posez peut-être des questions sur les démarches à effectuer suite au décès de votre chien : qui prévenir ? que faire du corps ? quel budget ? Et aussi : Comment vivre au mieux ce deuil ? C’est pourquoi nous vous proposons d’aborder ces deux sujets principaux.

À la mort de son chien, quelles sont les démarches à effectuer ?

Les démarches sanitaires

Suite au décès naturel ou par euthanasie de votre fidèle compagnon, vous devez maintenant décider du devenir de sa dépouille. Il est totalement interdit de se débarrasser du corps de votre chien sur la voie publique ! Par conséquent pour organiser ses funérailles et lui dire un dernier « Adieu », vous avez plusieurs options qui s’offrent à vous :

©Graham Oliver

1) L’incinération.

Dans ce cas, vous devez contacter votre vétérinaire. C’est lui qui prendra en charge votre chien et qui l’amènera dans un crématorium.

Vous pouvez choisir ensuite une incinération collective ou individuelle. Cette dernière solution vous permettra de récupérer les cendres de votre chien. Vous devrez signer une convention d’incinération. Néanmoins l’incinération a un coût ! Comptez de 50 à 100€ pour une incinération collective, et de 150 à plus de 200€ pour une incinération individuelle (plus l’achat d’une urne). 

Mort de son chien, choisir une urne

Exemple: Urne pour chiens. 

2) L’enterrement.

À la mort de son chien, sous certaines conditions, il est possible d’enterrer le corps dans son jardin. Il semblerait que ce choix soit souvent motivé par l’envie d’offrir un lieu de paix et de recueillement à Monsieur Toutou.

Cependant il existe des règles à respecter rigoureusement à ce sujet.

  1. Votre chien doit peser moins de 40Kg.
  2. Le lieu de l’inhumation doit vous appartenir. Et se trouver à 35 mètres minimum d’une habitation et de tout point d’eau.
  3. Le corps doit être enterré à 1m20 de profondeur minimum et être recouvert de chaux vive, puis de terre.

Note: Vous ne devez en aucun cas placer le corps de votre chien dans une capsule en plastique.

©Susan Richey-Schmitz

3) Le cimetière animalier.

Il faut souligner qu’ils sont encore peu nombreux en France, il y en a seulement une petite vingtaine. Si vous optez pour cette solution, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire, ou effectuez une recherche sur internet pour connaitre les lieux.

Souvent, ces cimetières sont gérés par une association, par une société privée ou par la commune. Les cimetières animaliers ont un coût élevé, tout dépend des prestations proposées (cercueil, mise en terre, durée de la concession) et de la localisation.

Mort de son chien : choisir un cimetière animalier

Note : Si vous ne disposez pas d’un budget, sachez qu’il existe des cimetières virtuels pour rendre hommage à nos animaux disparus.

4) L’équarisseur.

Vous trouverez les coordonnées de l’équarrissage le plus proche de chez vous en appelant votre mairie. Ne tardez pas à l’appeler, cette condition est obligatoire pour des raisons d’hygiène publique. L’équarrisseur passera ensuite directement chez vous, pour enlever le corps de votre animal.

Les démarches administratives :

Suite à la mort de votre chien, vous devez prévenir :

  • l’ICAD (identification des carnivores domestiques). Il s’agit du centre où tous les animaux domestiques sont référencés.

Si votre chien possède une carte d’identification, vous y trouverez un volet à renvoyer pour prévenir l’Icad de son décès.

  • Et votre vétérinaire.

À la mort de son chien, comment surmonter le deuil ?

La mort de son chien est une épreuve douloureuse et inévitable. Monsieur Toutou partage le quotidien de notre famille pendant des années, mais un jour, le plus tard possible, nous devons faire face à sa perte.

La disparition de Monsieur Toutou est parfois même vécue comme un drame. Prenons l’exemple de l’adolescent de 14 ans qui jusqu’ici, avait partagé toute sa vie avec lui… Finalement, nous devons passer par les mêmes étapes de deuil que pour celles de la perte d’un être humain (déni, colère, culpabilité, tristesse et acceptation).

Mort de son chien, voici quelques conseils pour apaiser la peine : 

Premièrement occupez-vous le plus possible, ne restez pas chez vous à vous morfondre en pensant à lui. Par exemple : faites du sport, des travaux de créativités, du shopping, allez voir une comédie. En résumé : pour l’instant dépensez votre énergie dans une activité qui vous empêche de ruminer  !

Ensuite, veillez à votre entourage.  Il est essentiel de s’entourer d’amis compréhensifs, bienveillants, patients et emphatiques. Pendant cette période de deuil, nous vous conseillons d’éviter à tout prix les individus qui tenteront de minimiser ou de relativiser votre douleur. Et également ceux qui disent  des âneries, par exemple : « Mais ce n’était qu’un chien… ».

D’autre part, sachez que certains adoptent un autre chien. Mais nous, nous pensons que cette solution n’est pas forcément la meilleure. En effet, c’est important de ne pas franchir cette étape en pensant retrouver le même chien du point de vue de son caractère, ou de ses comportements, il faut être prêt psychologiquement.

©Iryna Shkrabaliukvvg

Notons que si vous avez des enfants, vous vous devez d’être honnête avec eux. Car leur cacher la vérité ne les aidera en aucun point dans l’acceptation de ne plus voir leur chien. Ainsi, nous vous conseillons de créer un album souvenirs ou un petit mémorial pour leur permettre d’accepter plus sereinement le départ de leur ami à quatre pattes, et de pouvoir se recueillir.

Enfin, vous devez accepter votre tristesse et votre douleur. N’hésitez pas à pleurer votre compagnon disparu si vous en avez besoin !  Il est indéniable que cette étape est très importante afin d’arriver à l’acceptation de sa perte.

Conclusion :

À la mort de son chien, nous constatons que la façon de gérer la perte de son animal de compagnie est très personnelle. En effet, tout dépend de sa propre sensibilité et de son budget.

Surtout, ne plongez pas dans une dépression ! Si c’est le cas, faites vous aider en vous confiant à un de vos proches ou en faisant appel à un professionnel.

Écrit par Romy Crétiaux – Éducatrice comportementaliste canin.

Rédaction Web & SEO : Aurélie J.


Lien :
Pour esquisser un sourire dans ce moment douloureux : Top Vidéo des chiens drôles.

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